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24/3/2008 -

Des millions de chrétiens célèbrent Pâques dans le monde

 

Sous la pluie au Vatican, au Saint-Sépulcre à Jérusalem ou dans une enclave chrétienne en Chine, des millions de chrétiens ont célébré Pâques dimanche, la plus importante fête du christianisme qui commémore la résurrection du Christ après sa mise à mort.

Au Vatican, le pape Benoît XVI a appelé à des "solutions qui sauvegardent le bien et la paix" au Tibet, au Moyen-Orient et dans certaines régions d'Afrique.

Le chef de l'Eglise catholique a souhaité que "la force du renouveau du mystère pascal" se manifeste "dans toutes les parties du monde".

Devant des milliers de pèlerins réunis place Saint-Pierre sous une pluie battante, le pape a ensuite souhaité de bonnes fêtes de Pâques en 63 langues, un rituel retransmis par les télévisions de 67 pays qui a été suivi de sa traditionnelle bénédiction "urbi et orbi" ("à la ville et au monde").

Auparavant, des milliers de fidèles catholiques et protestants avaient célébré avec ferveur la résurrection du Christ à Jérusalem, dans le plus haut lieu saint du christianisme, le Saint-Sépulcre, où Jésus, selon la tradition, a été crucifié, inhumé, puis a ressuscité.

Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah, qui, à 75 ans, a atteint l'âge de la retraite fixé par le Vatican, présidait aux cérémonies pour la dernière fois.

Présent dans cette ville, le vice-président américain Dick Cheney en a profité pour assister à une messe, célébrée par le père de l'ordre des Franciscains Peter Vasko dans la chapelle du monastère lazariste situé près du consulat des Etats-Unis.

En Grande-Bretagne, l'archevêque de Canterbury et chef de file de l'Eglise anglicane, Rowan Williams, a, lui, dénoncé dans son sermon pascal la "cupidité" de la société moderne, incapable de s'imaginer que son mode de vie "luxueux" ne pourra durer indéfiniment.

"Qu'il s'agisse de personnes qui s'emparent des choses de ce monde avec cette uniformité répétitive et frustrante dont nous avons déjà vu qu'elle est en fait la marque d'un ennui intérieur; ou de la cupidité des sociétés qui partent du principe qu'elles en auront toujours assez pour satisfaire leurs désirs - assez de pétrole, assez de pouvoir, assez de territoire -, le même fantasme est à l'oeuvre", a-t-il déclaré.

Au Soudan, pays majoritairement peuplé de musulmans où une importante minorité chrétienne continue de souffrir de discriminations, des dizaines de milliers de chrétiens se sont rassemblés à Khartoum.

Célébrer Pâques est l'occasion de "réfléchir aux souffrances de notre communauté", a assuré à l'AFP le père Sylvestre Thomas, responsable de la Cathédrale de tous les saints de la capitale soudanaise.

A Moscou, les catholiques, minoritaires en Russie où la majorité est orthodoxe, ont célébré Pâques en la cathédrale de l'Immaculée conception.

Le patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Alexeï II, dont l'Eglise fêtera Pâques le 27 avril conformément au calendrier julien, avait adressé samedi à Benoît XVI un message lui souhaitant joie, santé et l'aide de Dieu, selon l'agence Interfax.

A Séoul, quelque 20.000 croyants de différentes Eglises chrétiennes ont participé pour leur part à une cérémonie devant l'hôtel de ville.

Enfin, en Chine, l'église catholique tibétaine de Cizhong, une enclave chrétienne de moins de 1.000 âmes aux portes de l'Himalaya dans une région majoritairement bouddhiste, a dispensé un service minimum.

Les autorités de la préfecture tibétaine de Diqing ont en effet demandé aux responsables de l'Eglise catholique de n'accepter qu'une centaine de personnes à la messe. Elles n'ont pas donné de raison, mais les événements au Tibet semblent avoir pesé dans la décision.

Par ailleurs, un début d'incendie a provoqué un mouvement de panique dans une église de Soacha, ville limitrophe de Bogota, où une femme de 72 ans est morte écrasée. Douze personnes ont été blessées dans cette bousculade.

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24/3/2008 -

Le bilan des pertes américaines en Irak atteint 4.000 morts

 

LE BILAN DES PERTES AMÉRICAINES EN IRAK ...

 

Le nombre de militaires américains tués en Irak depuis l'invasion de mars 2003 a atteint la marque symbolique des 4.000 après la mort de quatre soldats dimanche dans le sud de Bagdad.

 

Les militaires ont été tués vers 22h00 locales par l'explosion d'une bombe au passage de leurs véhicules de patrouille. Un cinquième soldat a été blessé.

Pour l'armée américaine, ce cap symbolique est purement arbitraire. "C'est artificiel dans le sens où on différencie la 4.000e perte tragique de la première", déclarait récemment le porte-parole Greg Smith dans une interview à Reuters.

Anthony Cordesman, un expert de l'Irak au centre d'études stratégiques et internationales de Washington, n'estime pas moins que ce symbole pourrait déclencher un nouveau débat aux Etats-Unis, en pleine campagne des primaires.

"Ceux qui sont contre la guerre y verront une nouvelle raison d'y mettre fin. Ceux qui la soutiennent insisteront sur les progrès militaires et affirmeront qu'à l'avenir, les victimes seront moins nombreuses", dit-il.

Même si les préoccupations économiques intérieures restent prédominantes aux yeux de l'électeur américain, la guerre en Irak est une question importante en vue de la présidentielle du 4 novembre.

Les prétendants démocrates Hillary Clinton et Barack Obama ont promis, s'ils sont élus, un calendrier de retrait des 160.000 "boys" déployés en Irak. Le futur candidat républicain John McCain reste partisan du maintien de la présence militaire américaine dans le pays.

Dans son discours marquant le cinquième anniversaire du début de la guerre, le 20 mars 2003, le président George Bush a estimé jeudi que le retrait des troupes favoriserait Al Qaïda et l'Iran.

Il a dit ne rien regretter de sa décision de déclencher la guerre, qui a fait plonger sa cote de popularité au fil des années, tout en admettant un "coût élevé en vies".

DIMANCHE SANGLANT

Bush a lancé la guerre en espérant une victoire rapide avec un minimum de pertes. En mai 2003, il annonçait la fin des grandes opérations de combat sous une banderole "Mission accomplie", mais l'armée américaine s'enlisait dans les mois suivants face à l'insurrection.

Le 1.000e soldat américain allait mourir en septembre 2004, 18 mois après l'invasion, peu avant la réélection de Bush pour un second mandat.

Le bilan grimpait à 2.000 morts en octobre 2005, en pleine guérilla sunnite contre le gouvernement de Bagdad, puis à 3.000 en décembre 2006, avant que Bush ne décide d'envoyer 30.000 hommes en renfort pour réduire une violence ayant fait des dizaines de milliers de morts parmi les civils et des millions de déplacés.

"Je doute que le cap des 4.000 ait le même impact que celui des 3.000. La vision à l'époque était que les choses allaient empirer", estime Stephen Biddle, chercheur au Conseil des relations étrangères à Washington.

"Aujourd'hui, par contraste, la perception générale de l'Irak par l'opinion publique est moins négative et la couverture médiatique au cours des six derniers mois s'est concentrée sur la réduction de la violence et des pertes américaines. La guerre est aussi devenue bien moins visible."

Même si le niveau de violence s'est réduit, les attaques et les attentats restent monnaie courante dans le pays, en particulier depuis janvier.

La journée de dimanche, marquée par plusieurs dizaines de morts à Bagdad et Mossoul, et des tirs de mortier ou de roquettes répétés sur la "zone verte" fortifiée du centre de Bagdad, en a fourni un exemple sanglant.

Jusqu'à 17 personnes ont péri dans des tirs de roquettes en dehors du complexe ultraprotégé qui abrite le siège du gouvernement irakien ou de l'ambassade des Etats-Unis, a déclaré la police.

Des attaques dans d'autres secteurs de la capitale ont fait également plusieurs morts et 15 soldats irakiens ont péri dans un attentat suicide à Mossoul, ville du nord du pays que l'armée américaine considère comme le dernier grand bastion urbain d'Al Qaïda dans le pays.

"Al Qaïda et les éléments extrémistes de l'armée du Mahdi ont toutes les raisons de trouver les moyens d'accroître les pertes américaines d'ici à novembre", prévenait Anthony Cordesman avant l'annonce de la mort des quatre militaires américains.

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24/3/2008 -

1000 personnes contre un camp de l’Otan

 


 

1000 personnes originaires de 17 pays européens ont pris ce matin la direction du quartier-général de l’OTAN à Evere pour participer à l’action internationale non violente NATO GAME OVER.

Cinq ans après le début de la guerre en Irak et dix jours avant un important sommet de l’OTAN, des activistes pour la paix de toute l’Europe transmettent un message clair : empêcher les guerres, ça commence ici.

Ce sont des accords secrets de l’OTAN qui font de la Belgique et d’autres pays européens une plate-forme logistique de l’armée américaine. La machine de guerre américaine est transportée vers l’Irak et l’Afghanistan via nos routes, nos ports et nos aéroports.

L’Irak a été attaquée et l’Iran est menacée en raison de leurs ambitions à se doter d’armes de destruction massive. Mais entre-temps, l’OTAN entrepose 350 armes nucléaires américaines en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Turquie. Selon le droit international humanitaire, ces armes sont tout aussi illégales et interdites ici qu’ailleurs.

A partir de 12h, les activistes pour la paix se sont massivement dirigés vers le site de l’OTAN, sur lequel ils ont tenté de pénétrer de manière non violente. Il y avait un grand contraste entre l’attitude non violente des activistes et l’agressivité des services de polices, qui étaient déployés en grand nombre et n’ont pas hésité à utiliser chiens, chevaux, spray au poivre, matraques, canon à eau,... 500 personnes ont été arrêtées. Malgré ce déploiement massif, les forces de l’ordre n’ont pas pu empêcher plus de 50 activistes pour la paix de pénétrer sur le domaine militaire dans l’intention de le sceller.

Avec NATO GAME OVER, les activistes tentent non seulement d’empêcher un crime, mais également de restaurer un pan de démocratie. Les activistes ont été confrontés à un déploiement énorme de policiers, à des arrestations administratives, à des kilomètres de fil barbelé,... Dommage. C’est un gaspillage de l’argent du contribuable. Si vous ou moi commettons une infraction, nous sommes punis et l’infraction est rectifiée dans la mesure du possible. Mais si c’est notre gouvernement qui est en infraction, comme c’est le cas aujourd’hui, il déploie massivement la police non pas pour mettre un terme à l’infraction, mais pour le maintenir en place.

Sans l’OTAN, les guerres en Irak et en Afghanistan sont impossibles

La guerre en Irak a commencé il y a cinq ans. Des manifestations anti-guerre ont lieu partout dans le monde. Avec NATO GAME OVER, Vredesactie rend visibles les structures militaires qui rendent la guerre possible. En Afghanistan, des troupes de l’OTAN participent à la “guerre contre le terrorisme” dirigée par les États-Unis. Des accords secrets de l’OTAN font de l’Europe une plate-forme logistique pour l’armée américaine. En 2003, 54.000 militaires américains stationnés sur des bases européennes ont été mobilisés pour les combats en Irak. L’armée américaine s’est déployée à partir d’Allemagne et d’Italie et les vols de bombardement sont partis de bases britanniques et de porte-avions flottant dans la Méditerranée. En 2006, deux tiers des militaires américains stationnés en Europe étaient en mission en Irak ou en Afghanistan, se préparaient à de telles missions ou en étaient tout juste revenus. Sans l’Europe, l’invasion et les hostilités en découlant n’auraient pas été possibles et ne le sont toujours pas.

L’OTAN crée plus de problèmes qu’elle n’en résout

L’OTAN est à la veille d’une redéfinition fondamentale. Dix jours après NATO GAME OVER, un sommet de l’OTAN a lieu à Bucarest. Dans de nombreux pays européens, une grande partie de la population est en désaccord avec les dirigeants mondiaux qui font le choix de la guerre et de la menace militaire pour aggraver des conflits ou étendre leur pouvoir. Une bouclier anti-missiles, des armes nucléaires, de nouvelles bases militaires, des soldats en Afghanistan,... la population n’en veut pas. Mais les gouvernements font la sourde oreille. A tous les niveaux, l’OTAN est un obstacle. L’OTAN crée plus de problèmes qu’elle n’en résout.

NATO GAME OVER : une journée d’action internationale

Le 22 mars, des activistes en provenance de 17 pays européens ont tenté de pénétrer de manière non violente mais décidée à l’intérieur du quartier-général militaire de l’OTAN à Evere et d’en sceller portes, fenêtres et accès. Il s’agit d’une action de désobéissance civile. Ce type d’action est nécessaire parce que tous les moyens démocratiques visant à mettre un terme à la politique illégale de l’OTAN ont été épuisés.

Des groupes actifs dans toute l’Europe donnent un signal clair : les armes nucléaires doivent disparaître. Des Italiens, des Espagnols et des Allemands montrent clairement qu’ils ne veulent pas de nouvelles bases et infrastructures militaires et encore moins qu’elles soient utilisées pour mener des guerres dans le monde entier. Des activistes pour la paix tchèques affirment qu’un bouclier anti-missiles reste inacceptable, même dans un habit de l’OTAN. Des Croates, des Macédoniens, des Finlandais et des Suédois s’opposent à l’adhésion de leur pays à l’OTAN ou à une collaboration militaire plus rapprochée avec cette organisation. Des voix en provenance des Pays-Bas, de Grande-Bretagne et de France disent également “non” à la politique de guerre.

De la parole aux actes

Plus de cinquante auteurs et traducteurs littéraires ont publié la semaine dernière une carte blanche consacrée à l’existence de l’OTAN. Ils écrivent : “Une alliance miliaire qui intervient dans le monde entier, dispose d’armes nucléaires et est prête à les utiliser en premier est un danger pour la paix dans le monde. Il est temps de lancer le débat sur l’existence même de l’OTAN."

Le 22 mars, les auteurs sont passés de la parole aux actes. Ils ont contribué à la journée d’action NATO GAME OVER en organisant une promenade littéraire autour du quartier-général de l’OTAN. Et ils ne s’arrêtent pas au 22 mars. Leur texte a été traduit en français, néerlandais, allemand, espagnol, anglais et tchèque afin d’appeler leurs collègues d’autres pays de l’OTAN à lancer eux aussi le débat. Comme ils l’ont écrit : “Le projet derrière lequel des auteurs d’Europe de l’Est se sont rassemblés il y a trente ans avec Charte 77 a mené moins de quinze ans plus tard à la chute du rideau de fer et au démantèlement du Pacte de Varsovie. Nous ne voulons pas attendre quinze ans de plus avant de répondre à cette initiative par une initiative occidentale. Nous refusons de croire que nous ne pouvons pas au moins tenter d’égaler ce à quoi ils sont parvenus.”

 

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